Comment évaluer la biodiversité d’une forêt des Vosges du Nord ? Voici la difficile mission qui a été confiée aux élèves de seconde qui participent à l’atelier scientifique cette année.

A partir d’une méthode élaborée par des chercheurs de l’INRA, les élèves vont calculer l’Indice de Biodiversité Potentiel de trois parcelles forestières.
Les travaux ont débuté par une conférence donnée par M. Holveck technicien forestier à l’ONF. Après avoir rappelé les missions de l’Office National des Forêts, Monsieur Holveck a expliqué l’intérêt d’une gestion durable de la ressource forestière. « Pour cela, il est intéressant de pouvoir estimer la biodiversité afin d’établir un plan de gestion » a-t-il déclaré.
Il a ensuite décrit les différents critères qui rentrent en compte dans le calcul de l’IBP : présence d’habitats aquatiques, de milieux rocheux, relevé du bois mort sur pied et au sol, recherche de gros bois vivants, d’arbres porteurs de micro habitats, structure verticale de la végétation, milieux ouverts, richesse en essences forestières autochtones, ancienneté de la présence d’une forêt.
Pour ce dernier critère, les élèves ont utilisé les cartes de Cassini qui datent du 18ème siècle et  d’anciens documents de plan de gestion que possède M. Holveck.

Les élèves ont par la suite assisté à une conférence  de  M. Jean-Claude Génot, ingénieur écologue et chargé de la protection de la nature au Parc Naturel Régional du Pays des Vosges du Nord. Partenaire de longue date de l’atelier scientifique dans le cadre des « Sciences citoyennes », c’est Monsieur Génot qui a proposé le thème d’étude aux enseignants qui s’occupent du projet. 60% du territoire du Parc est couvert par la forêt avec essentiellement du Hêtre, du Chêne et du Pin sylvestre a précisé Monsieur Génot . A partir d’exemples, il a présenté aux élèves la dynamique d’une forêt naturelle qui se présente sur le terrain comme une forêt « mosaïque » et hétérogène, et  qui présente une forte biodiversité.

Place maintenant au travail sur terrain. Les élèves, encadrés par M. Holveck et  leurs professeurs vont appliquer tout ce qu’ils ont appris en classe sur des parcelles proches de Phalsbourg. Leur estimation de la biodiversité potentielle servira de point de départ à un débat. Quelle orientation donner à la gestion de cette parcelle ? Comment produire mieux tout en augmentant le degré de naturalité ?